18 eme siècle

En 1701 le prince de Chimay met en vente sa seigneurie d'Inchy. Philippe de Widebien se porte acquéreur pour la somme de 180 000 fr. Cette somme ne sera jamais payé et une seconde vente a lieu en 1702 ; c'est Robert Huvino qui deviendra la nouveau seigneur d'Inchy pour 135 000 fr.(actes de ventes)

Durant l'hivers 1710 la commune sera touché par une épidémie de Suette , 47 personnes décéderont de cette maladie.

En 1771 , Langlet , fermier a Inchy refusa de payer a l'abbaye la dîme sur sa camomille . La loi disant que si une plante ou fruit est cultivé depuis plus de 40 ans et que personne n'a réclamé de dîme depuis alors le fermier peut se soustraire a la dime de cette plante ou fruit.
Aussitôt 4 autres fermiers d'inchy suivirent Langlet et refusèrent la dîme de camomille et cela continua a ce propager a Buissy et Baralle ou ils refusèrent la dime du lin.
Hubert Dubuisson était alors charger de ramasser la dîme pour l'abbaye et il attaqua en justice les fermiers. La défense de Dubuisson était simple il prétendit que la camomille n’était pas présente sur le territoire d'inchy depuis quarante ans et que c’était aux fermiers de prouver le contraire.
L'affaire fut juger par le conseil d’Artois qui donna raison aux fermiers .
Dubuisson fit appel auprès du parlement a Paris. Les parlementaires décidèrent d'aller dans le sens de Dubuisson et ils demandèrent aux fermiers de prouver que la camomille était cultivé depuis plus de quarante ans dans la commune. N'ayant aucun moyen de le prouver les fermiers durent payer la dîme

Juillet 1788 . Depuis une semaine les températures ne descendaient pas en dessous de 30 degrés, même les nuits étaient chaudes . Le manque de vent rendait les travaux des champs pénibles . Mais faisait mûrir les blés dans les champs, les têtes commençaient a plier sous le poids des grains. Le dimanche 13 juillet 1788 vers 10h alors que les cloches appelaient les fidèles pour la grande messe, les habitants d'Inchy purent voir le ciel s’assombrir vers le sud . Sûrement ont ils vu cela comme une bénédiction, ces nuages allaient faire descendre les températures et l'air serait moins suffoquant.
L'abbé Bureau commença son office et les fidèles profitèrent de la fraîcheur qui régnait a l’intérieur de l’église. Au loin un tonnerre roulant commencer a se faire entendre et en moins de 10 minutes le vent se déchaîna . Le ciel était devenu noir zébré de nombreux éclairs. Le vent était de plus en plus violent et des grêles commencèrent a se déverser sur le village. A l’intérieur de l’église le bruit des grêles ressemblé a celui que pourrait faire plusieurs calèches roulant sur des pavés.
L'orage ne dura que 15 minutes mais les vents a 150 km/heure combiné a des grêles pouvant peser jusqu'à 500 grammes ont dévasté la commune, les toitures et les fenêtres n'ont pas résisté a l’impact des grêlons et dans les champs le blé est ravageait . Heureusement comme cela c'est produit au moment de la messe, personne n’était dans les champs et seulement quelques vaches furent blessées . Cet épisode orageux fut national et les dégâts furent considérables. Face a l'ampleur de la dévastation une enquête fut mené par l’académie des sciences , dans ce rapport on peux lire en cause possible , « les cloches mises en branle le même jour, à la même heure, à l’occasion de la grand-messe, n’eussent causé une vive et forte vibration dans l’air, qui a occasionné la rupture des nuages et la chute des masses d’eau qui se sont subitement congelées en passant au travers d’un air qui, privé de la chaleur du soleil par l’épaisseur des nuages, était au plus grand froid possible. »
La récolte fut désastreuse et le prix du blé s'envola ( il est vendu a 7 livres le baril de 86 litres) alors qu'en temps ordinaire il baisse après la récolte. En septembre le prix est de 9 livres.
En octobre les premières neiges nocturne viennent annoncer l'hiver, puis vers la mi novembre un froid polaire s'installe durablement.
En décembre le prix du blé est de 15 livres.
En janvier 1789 les températures descendent jusqu'à -20 degrés. Les fruits et les pommes de terre gèlent dans les caves. Et les grains semés étant gelés en terre cela annonce une médiocre récolte a venir. Les prix s’envolent. Des sommets sont atteints : 18 livres pour une rasière (86 litres) de froment en mars, 20 livres 30 sols en avril et jusqu’à 29 livres 15 sols en juin à Arras.
En avril 1789 l’abbaye d’Oisy-le-Verger, est attaquée et pillée par 700 à 800 émeutiers qui exigent le blé contenu pour le vendre à 9 livres .
Craignant que l'abbaye d'inchy ne soit a son tour attaqué, Hubert Dubuisson fait venir des soldats en arme pour garder la cense d'anchin.

Le 27 mars 1789 le conseil municipal se réuni pour rédiger un cahier de Doléance Hubert Dubuisson est désigné député et il est chargé de remettre ce cahier a Versailles . il y fera un discours assez court.

Le 11 novembre 1789 . l'assemblée nationale forte de vouloir rompre avec le passé, décide de créer des départements. Inchy est rattaché au Pas de Calais.

En 1791. Les terres de l’église et de l'abbaye sont confisqués et il est demandé au maire Hubert Dubuisson d'effectuer la vente. Les terres étant morcelés, elles pouvaient être acheté par des paysans peu fortuné . Cette idée ne plaisait pas a Dubuisson qui freina le plus possible la vente afin d'essayer de vendre en lot entier (44 hectares) a un bourgeois .
le 26 aout 1791 Pierre françois joseph Huvino vend son château d'inchy en artois a Albert despretz de queant
 En 1793 un groupe d'habitants de la commune vandalisent l’église, ils cassent les statues , volent les métaux précieux , et cassent deux des trois cloches.
L'un de ces habitants en colère rentra chez lui et voulu cacher dans son grenier un reliquaire qu'il avait dérobé. En montant a l’échelle, il glissa et se tua. Cela a eu pour effet de calmer les autres qui ont cru en une punition divine.

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Bienvenue sur ces quelques pages d'histoires d' Inchy en artois Pour beaucoup de personnes, Inchy en Artois est un village de...